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Engins de déplacement personnel motorisés (EDPM)

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Engins de déplacement personnel motorisés (EDPM)

Règles des EDPM sur la route

Les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) regroupent notamment :

  • les trottinettes électriques ;
  • les monoroues ;
  • les gyropodes ;
  • les hoverboards.

Ce sont des véhicules motorisés individuels. Ils ont des règles propres dans le Code de la route. Pour le permis B, il faut savoir les reconnaître, comprendre où ils circulent et anticiper leurs réactions.

Comment reconnaître un EDPM

Un EDPM est un petit véhicule :

  • sans place assise en principe ;
  • conçu pour une seule personne ;
  • équipé d’un moteur ;
  • limité par construction à 25 km/h.

Un engin plus rapide ou transformé ne relève plus du même régime. Une trottinette débridée, par exemple, devient un véhicule non conforme et peut créer des risques importants pour tous les usagers.

Âge minimum et usage autorisé

Pour conduire un EDPM, il faut avoir au moins 14 ans.

Il est interdit de transporter un passager. Une trottinette électrique avec deux personnes est donc en infraction et devient plus instable au freinage, en virage et lors des écarts.

Où les EDPM ont le droit de circuler

En agglomération, les conducteurs d’EDPM doivent circuler sur les pistes cyclables et bandes cyclables lorsqu’il y en a.

S’il n’y en a pas, ils peuvent circuler :

  • sur les routes limitées à 50 km/h maximum ;
  • ou, dans certains cas, sur des voies autorisées par la réglementation locale.

Ils peuvent aussi être autorisés à circuler sur des aires piétonnes et certaines voies particulières, à condition de rouler à une allure modérée et de ne pas gêner les piétons.

Hors agglomération, la circulation des EDPM est en principe interdite sur la chaussée, sauf exception décidée par l’autorité de police, souvent avec obligation d’emprunter des aménagements sécurisés ou des voies vertes.

Ils peuvent circuler sur les voies vertes.

Trottoirs : règle essentielle

Un EDPM n’a pas le droit de circuler sur le trottoir, sauf si le maire l’autorise expressément.

À défaut d’autorisation, l’usager doit :

  • descendre de l’engin ;
  • le tenir à la main.

Pour un automobiliste, c’est important : un conducteur d’EDPM peut surgir d’un trottoir, d’une sortie d’immeuble, d’une zone piétonne ou d’un passage entre des piétons, parfois à une vitesse mal évaluée.

Vitesse maximale

La vitesse maximale autorisée pour un EDPM est de 25 km/h.

Cette vitesse reste faible par rapport à une voiture, mais elle est assez élevée pour rendre les collisions dangereuses, surtout :

  • avec un piéton ;
  • à une intersection ;
  • en cas d’ouverture de portière ;
  • sur chaussée mouillée.

Équipements obligatoires de l’engin

L’EDPM doit être équipé :

  • de feux de position avant et arrière ;
  • de dispositifs rétroréfléchissants ;
  • d’un système de freinage ;
  • d’un avertisseur sonore.

Ces équipements permettent d’être vu, surtout la nuit, au crépuscule, sous la pluie ou quand l’engin longe des véhicules en stationnement.

Équipements obligatoires ou fortement liés à la sécurité du conducteur

Le conducteur doit porter un gilet ou équipement rétroréfléchissant lorsqu’il circule :

  • de nuit ;
  • ou de jour lorsque la visibilité est insuffisante.

Le casque n’est pas obligatoire en agglomération dans le régime général, mais il est fortement recommandé. Hors agglomération, lorsqu’une circulation est exceptionnellement autorisée, des règles locales ou de sécurité peuvent imposer ou justifier une protection renforcée.

Interdictions à connaître

Le conducteur d’un EDPM ne doit pas :

  • porter des écouteurs, oreillettes ou un casque audio ;
  • tenir un téléphone en main ;
  • circuler avec un engin débridé ;
  • transporter un passager ;
  • circuler sur le trottoir sauf autorisation locale.

Comme pour les autres conducteurs, l’alcool et les stupéfiants altèrent l’équilibre, l’attention et le temps de réaction. Un usager d’EDPM sous emprise est particulièrement vulnérable.

Assurance

Un EDPM motorisé doit être couvert par une assurance de responsabilité civile spécifique adaptée à cet usage. Une assurance habitation classique ne couvre pas toujours automatiquement l’usage de l’engin. En cas d’accident, l’absence d’assurance peut avoir de lourdes conséquences financières.

Croiser un EDPM en voiture

Pour le code de la route, un conducteur de voiture doit considérer l’EDPM comme un usager vulnérable, proche du cycliste par sa place sur la route, mais souvent plus silencieux, parfois moins visible et parfois moins expérimenté.

Situations à risque à connaître

1. Tourner à droite ou à gauche

Quand vous tournez, vérifiez toujours :

  • le rétroviseur intérieur ;
  • le rétroviseur extérieur du côté concerné ;
  • l’angle mort.

Un conducteur d’EDPM peut longer la chaussée ou une bande cyclable et arriver plus vite qu’un piéton. Si vous coupez sa trajectoire, le choc peut être grave.

Exemple concret : vous voulez tourner à droite en ville. Une trottinette électrique arrive sur la piste cyclable à votre droite. Même si vous avez mis votre clignotant, vous devez la laisser passer si elle continue tout droit et que votre manœuvre coupe sa voie.

2. Ouvrir une portière

En stationnement, regardez avant d’ouvrir la portière. Un EDPM peut circuler près des véhicules garés.

Exemple concret : vous êtes arrêté le long du trottoir. Avant d’ouvrir, contrôlez le rétroviseur puis tournez la tête. Une trottinette qui arrive à 25 km/h n’aura presque pas le temps d’éviter la portière.

3. Dépasser un EDPM

Comme pour un cycliste, laissez un intervalle de sécurité suffisant.

Repères utiles pour l’examen et la conduite :

  • en agglomération, on retient au minimum 1 mètre ;
  • hors agglomération, 1,5 mètre.

Même si l’EDPM est petit, il peut faire un écart pour éviter :

  • une bouche d’égout ;
  • un trou ;
  • une portière ;
  • un piéton ;
  • une flaque ou des gravillons.

4. Aux intersections

Les EDPM sont parfois difficiles à voir :

  • ils sont étroits ;
  • ils font peu de bruit ;
  • ils peuvent être masqués par un bus, un camion, un véhicule en stationnement ou un poteau.

Redoublez d’attention :

  • aux sorties de parking ;
  • aux ronds-points ;
  • aux carrefours avec piste cyclable ;
  • près des écoles, gares, centres-villes et zones commerçantes.

5. Par mauvais temps ou de nuit

Un EDPM est moins visible qu’une voiture. Sous la pluie, son freinage est plus délicat et ses petites roues adhèrent moins bien.

Adaptez-vous en :

  • réduisant votre vitesse ;
  • augmentant la distance de sécurité ;
  • évitant de le serrer ;
  • anticipant un éventuel freinage brusque.

Comportement attendu à l’examen du code

Le bon raisonnement est souvent le suivant :

  • je repère l’EDPM tôt ;
  • j’anticipe un changement de direction ou un écart ;
  • je réduis l’allure si nécessaire ;
  • je garde mes distances ;
  • je ne coupe pas sa trajectoire ;
  • je protège l’usager le plus fragile.

Points de vigilance fréquents dans les questions de code

On peut vous interroger sur :

  • l’interdiction du trottoir sauf autorisation ;
  • la vitesse maximale de 25 km/h ;
  • l’âge minimum de 14 ans ;
  • l’interdiction de transporter un passager ;
  • l’obligation d’équipements sur l’engin ;
  • le port d’un équipement rétroréfléchissant de nuit ou si la visibilité est insuffisante ;
  • l’interdiction des écouteurs et du téléphone tenu en main ;
  • l’obligation d’assurance ;
  • la nécessité, pour l’automobiliste, de faire attention avant de tourner, dépasser ou ouvrir une portière.

À retenir simplement

Un EDPM est un véhicule motorisé léger, souvent urbain, silencieux et fragile face à une voiture. Pour bien conduire autour de lui :

  • regardez bien sur les côtés et dans les angles morts ;
  • ralentissez si la situation est incertaine ;
  • respectez les pistes cyclables et traversées associées ;
  • laissez de l’espace ;
  • ne supposez jamais que l’usager vous a vu.

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