Depuis le 1er octobre 2026, l’enlèvement d’une voiture particulière peut coûter jusqu’à 135 € dans le cas général, contre 127,65 € auparavant. La garde journalière passe à 7,15 €. Paris conserve un barème distinct. Si votre voiture a disparu de sa place, commencez par la localiser, puis obtenez son autorisation de sortie avant de vous déplacer. Le montant à prévoir dépend du lieu, de la durée de garde et des opérations réellement facturées.

Ce qui change dans les tarifs de fourrière en octobre 2026

L’arrêté du 13 septembre 2026, publié au Journal officiel du 22 septembre, revalorise les plafonds d’enlèvement et de garde. Il s’agit de montants maximaux réglementaires, pas d’un prix unique additionné automatiquement dans tous les dossiers. Les informations ont été recoupées avec Service Public et les textes référencés au 15 octobre 2026.

Frais pour une voiture particulière Cas général Paris Lyon, Marseille, Toulouse
Enlèvement 135 € 150 € 135 €
Garde par jour 7,15 € 29 € 10 €
Immobilisation matérielle, si effectuée 7,60 € 7,60 € 7,60 €
Opérations préalables, selon la situation 15,20 € 15,20 € 15,20 €
Mise en vente, si cette étape est engagée 100 € 100 € 61 €

Le changement concerne les voitures particulières : ne transposez pas ce tableau à un scooter ou à un camion. Les plafonds d’enlèvement et de garde doivent ensuite faire l’objet d’une actualisation annuelle à partir de septembre 2027. Pour vérifier le barème et accéder aux démarches, utilisez la fiche officielle sur la mise en fourrière et la récupération du véhicule.

Calculer le budget sans confondre frais et amende

La facture de fourrière rémunère des opérations d’enlèvement et de garde. Elle ne doit pas être confondue avec l’amende liée à l’infraction. Pour bien distinguer ces deux dépenses, consultez les explications sur les classes d’infractions et les barèmes de sanctions.

Exemple hors barème spécial

Supposons qu’une facture applique le plafond général et retienne trois journées de garde. L’addition « enlèvement + garde » donne 135 + (3 × 7,15), soit 156,45 €. Ce calcul ne comprend ni une éventuelle immobilisation matérielle ni l’amende. Vérifiez les lignes facturées au lieu d’ajouter d’office chaque poste du tableau.

Exemple à Paris

Pour une voiture, la Ville de Paris annonce 179 € le premier jour, puis 29 € par journée supplémentaire. Trois jours facturés représentent donc 237 € : 179 + 29 + 29. Les jours sont calendaires et tout jour commencé est dû, y compris le dimanche et les jours fériés. Une entrée à 23 heures et une sortie à 2 heures le lendemain peuvent ainsi compter pour deux jours.

Avant le déplacement, demandez le total à l’heure de sortie envisagée, le moyen de paiement accepté et les horaires d’accueil. Cela évite un aller-retour pour un document oublié ou une carte bancaire non acceptée. Un paiement effectué ne suffit pas à empêcher de nouveaux frais si le véhicule reste sur place : organisez aussi son retrait effectif.

Retrouver la voiture et obtenir la mainlevée

1. Vérifier où elle a été déposée

Le téléservice national permet une recherche par immatriculation et, pour les dossiers accessibles, la consultation de la fiche descriptive. Paris utilise son propre service de recherche. Toutes les fourrières ne sont pas raccordées ; une absence de résultat ne prouve donc pas un vol. Contactez les forces de l’ordre proches du lieu de stationnement si la recherche reste sans réponse.

2. Préparer l’autorisation de sortie

La mainlevée autorise la restitution. Lorsque le téléservice le permet, connectez-vous avec FranceConnect et préparez les renseignements du permis et de la carte grise. Le dossier en ligne précise les suites à donner. Certaines procédures imposent encore un passage auprès des forces de l’ordre : suivez le message affiché, sans supposer que tous les dossiers sont identiques.

3. Rassembler les justificatifs

Préparez une assurance valide, le permis de conduire en cours de validité et le titre de circulation lorsqu’il n’a pas été retiré. Vérifiez aussi les modalités si vous n’êtes pas le propriétaire. Pour éviter les oublis, notre fiche sur les documents du conducteur et du véhicule aide à distinguer les pièces administratives.

Quatre étapes pour récupérer une voiture : localiser, obtenir la mainlevée, préparer le retrait et contrôler le véhicule
Un parcours en quatre étapes ; la mainlevée en ligne dépend de la disponibilité du service et du dossier.

À la fourrière : contrôler avant de repartir

Présentez l’autorisation demandée, réglez les frais et examinez la voiture avec la fiche descriptive. Regardez les pare-chocs, les bas de caisse, les roues et les éléments que vous savez fragiles. Prenez des photos datées d’une anomalie et signalez-la immédiatement. Gardez la facture et les échanges : un souvenir approximatif sera moins utile qu’un dossier clair.

Récupérer les clés ne signifie pas que toute interdiction de circuler a disparu. Si une mesure particulière touche l’état technique du véhicule, demandez comment le sortir légalement, notamment sur plateau. N’improvisez pas un retour par la route avec une voiture qui n’est pas autorisée à circuler.

Le remorquage est encore sur place : peut-on récupérer la voiture ?

Oui, les conditions dépendent du stade de l’opération. Avant le début de l’enlèvement, les frais préalables peuvent rester dus si la dépanneuse est déjà présente. L’enlèvement commence notamment lorsque deux roues au moins ont quitté le sol ou que le déplacement a débuté. À ce stade, les frais d’enlèvement peuvent être exigés. Dans tous les cas, libérez l’emplacement et échangez calmement avec les agents.

Le plus utile est de demander quelle opération est engagée et quel justificatif de paiement sera remis. Ne vous placez pas entre la voiture et la dépanneuse et ne tentez aucune manœuvre pendant une opération de levage.

Contester : conserver les éléments utiles

La notification de mise en fourrière indique l’autorité compétente et les voies de recours. Une contestation ne se résume pas à discuter la facture au guichet. Classez séparément la décision d’enlèvement, les justificatifs de stationnement, les photographies, la fiche descriptive et les frais payés.

Pour expliquer votre situation, préparez une chronologie courte : lieu exact, heure du stationnement, signalisation observée, heure de découverte de l’absence et démarches entreprises. Si vous réclamez pour un dommage, décrivez précisément la différence entre l’état documenté avant l’enlèvement et celui constaté au retrait. Ne laissez pas le véhicule sans démarche en attendant la réponse : la notification peut fixer un délai avant vente ou destruction.

Éviter un nouvel enlèvement

Une place libre n’est pas toujours autorisée : vérifiez panneaux, marquages, accès et éventuels arrêtés temporaires. En cas de travaux ou de déménagement, une interdiction peut être limitée à certaines heures. La leçon sur le stationnement gênant, très gênant ou dangereux montre pourquoi un arrêt apparemment bref peut déjà poser problème.

Questions pratiques

Faut-il attendre le courrier pour agir ?

Non. Lancez la recherche dès que vous constatez l’absence du véhicule. Vous pourrez vérifier son lieu de dépôt et organiser le retrait sans attendre la notification postale.

Le tarif parisien a-t-il augmenté en octobre ?

Non pour les montants présentés ici : 150 € d’enlèvement et 29 € par jour de garde restent applicables à Paris. Le changement général ne doit pas leur être substitué.

Les frais de mise en vente sont-ils toujours dus ?

Non. Ils correspondent à une étape particulière du dossier, pas à un supplément systématique lors d’un retrait rapide. Demandez à quoi correspond chaque poste de la facture.

Que préparer avant d’appeler la fourrière ?

Notez l’immatriculation, le lieu de stationnement et l’heure approximative d’enlèvement. Demandez ensuite l’adresse, les horaires, les pièces, le total et le mode de paiement. Vous aurez une liste d’actions concrètes pour le retrait.