Panneau Stop : règle, emplacement et reconnaissance
Le panneau Stop impose un arrêt obligatoire à l'intersection. En France, il correspond au panneau AB4 : une forme octogonale, à fond rouge, avec l'inscription STOP en blanc. Sa forme particulière permet de le reconnaître rapidement, même de dos ou dans de mauvaises conditions de visibilité.

Le Stop est installé lorsqu'un simple « Cédez le passage » n'est pas jugé suffisant, par exemple :
- quand la visibilité est réduite,
- quand la route prioritaire est dangereuse ou très fréquentée,
- quand l'aménagement des lieux exige un contrôle total du véhicule avant de s'engager.
Le conducteur doit alors respecter 3 obligations :
- s'arrêter complètement,
- céder le passage à tous les usagers déjà engagés ou arrivant sur la route prioritaire,
- ne repartir que lorsque la manœuvre peut se faire sans danger.
L'arrêt ne doit pas être « presque complet » ou simplement ralenti : les roues doivent cesser de tourner. Un arrêt glissé ou très bref sans immobilisation réelle est une faute au code et à l'examen, et une infraction en circulation.
Où faut-il s'arrêter ?
L'arrêt doit se faire :
- en priorité à la ligne d'effet du Stop, appelée aussi ligne STOP, marquée au sol par une large ligne blanche continue transversale ;
- s'il n'y a pas de marquage au sol, à l'endroit où l'on peut voir sans gêner ni se mettre en danger, juste avant de pénétrer sur la chaussée prioritaire.
Il ne faut pas s'arrêter :
- trop tôt, si cela empêche de bien voir,
- trop loin dans le carrefour, si cela gêne ou met en danger les autres usagers.
Dans certains cas, un conducteur peut être obligé de faire deux arrêts :
- un premier arrêt à la ligne STOP pour respecter l'obligation réglementaire,
- puis un léger avancement si la visibilité est insuffisante,
- avec au besoin un second arrêt avant de s'engager réellement.
C'est fréquent lorsqu'un mur, une haie, des véhicules stationnés ou un virage masquent la vue.
Qui est prioritaire au Stop ?
Le Stop ne donne jamais la priorité. Au contraire, il impose de laisser passer :
- les véhicules circulant sur la route prioritaire,
- les cyclistes,
- les deux-roues motorisés,
- les piétons engagés ou sur le point de traverser selon la situation,
- tout usager dont la trajectoire rend votre insertion dangereuse.
Même si la route semble vide, l'arrêt reste obligatoire. De nuit, sous la pluie ou dans une zone peu fréquentée, la règle ne change pas.
Le Stop peut être accompagné d'un panonceau ou d'un marquage indiquant la configuration du carrefour, mais cela ne modifie pas l'obligation fondamentale : arrêt complet puis contrôle avant passage.
Bien franchir un Stop en conduite
Pour réussir un Stop en sécurité, il faut appliquer une méthode simple et régulière.
Méthode pratique
- Observer tôt le panneau pour anticiper.
- Ralentir progressivement en gardant le véhicule sous contrôle.
- Regarder dans les rétroviseurs, surtout si un véhicule suit de près.
- Se placer correctement sur la voie selon la direction choisie.
- S'arrêter complètement à la ligne STOP.
- Contrôler à gauche et à droite, puis à nouveau selon la configuration.
- Céder le passage à tous les usagers prioritaires.
- S'engager franchement quand la voie est libre, sans hésitation excessive.

Exemples concrets
1. Vous allez tout droit à un Stop en ville
Vous approchez d'une rue passante. Vous freinez, vous vous arrêtez à la ligne, vous vérifiez à gauche puis à droite, puis à nouveau à gauche si nécessaire. Une voiture arrive sur la route prioritaire : vous attendez. Dès qu'elle est passée et que la voie est libre, vous vous engagez.
2. Vous tournez à gauche
Vous devez surveiller davantage de directions, car vous allez traverser une partie de la chaussée prioritaire avant de rejoindre votre voie. Il faut laisser passer les véhicules venant de gauche, mais aussi ceux venant de droite si votre manœuvre coupe leur trajectoire.
3. Visibilité masquée
Un mur vous empêche de voir correctement. Vous faites un premier arrêt réglementaire à la ligne, puis vous avancez très lentement. Si besoin, vous vous immobilisez de nouveau avant de vous insérer. Cette façon de faire est correcte et souvent nécessaire.
4. Présence de piétons ou cyclistes
Même si aucun véhicule n'arrive, vous ne repartez pas si un piéton traverse ou si un cycliste est engagé et pourrait être gêné par votre insertion.
Erreurs fréquentes au code et à l'examen
- marquer un simple ralentissement au lieu d'un arrêt réel,
- s'arrêter après la ligne STOP ou dans l'intersection,
- oublier de contrôler des deux côtés,
- repartir trop vite sans évaluer la vitesse d'un véhicule prioritaire,
- hésiter longtemps et gêner la circulation alors qu'il était possible de passer,
- se focaliser sur les voitures et oublier les deux-roues ou les piétons.
Différence entre Stop et Cédez le passage
Le Stop impose un arrêt obligatoire, même si la route est libre.
Le Cédez le passage impose seulement de laisser passer les usagers prioritaires, mais sans arrêt obligatoire si la visibilité est suffisante et si la voie est libre.
Le Stop est donc une règle plus stricte.
Sanction et enjeu sécurité
Ne pas respecter un Stop est une infraction, car cela crée un risque important de collision latérale, souvent grave, notamment avec :
- un véhicule prioritaire arrivant vite,
- une moto moins visible,
- un cycliste,
- un piéton dans une zone urbaine.
À l'examen pratique, un Stop mal franchi peut entraîner une faute importante, voire une erreur éliminatoire si la sécurité est compromise.
À retenir
- Le panneau Stop = arrêt obligatoire.
- On s'arrête à la ligne STOP s'il y en a une.
- On cède le passage à tous les usagers prioritaires.
- Si la visibilité est mauvaise, on peut faire deux arrêts.
- Un vrai Stop, c'est immobilisation + observation + engagement sécurisé.