VOITURE

Conduite en tunnel et éclairage

Cours thématique : Le conducteur
Conduite en tunnel et éclairage

Tunnel : règles, sécurité et bons réflexes

Conduire dans un tunnel demande plus d'attention qu'une route à l'air libre. La visibilité change rapidement, les distances sont parfois mal appréciées, et un incident peut avoir des conséquences graves à cause de l'espace fermé, de la fumée ou des ralentissements soudains.

Avant d'entrer dans un tunnel

Avant l'entrée, il faut adapter sa conduite :

  • réduire sa vitesse si nécessaire ;
  • augmenter la distance de sécurité ;
  • vérifier que l'on est bien concentré ;
  • repérer la signalisation spécifique ;
  • allumer les feux de croisement si ce n'est pas déjà fait.

Même en journée, l'entrée dans un tunnel provoque souvent un effet de contraste entre la lumière extérieure et l'obscurité intérieure. Les yeux ont besoin d'un court temps d'adaptation.

Feux obligatoires dans un tunnel

En tunnel, il faut utiliser au minimum les feux de croisement. Ils permettent :

  • de mieux voir la chaussée et les parois ;
  • d'être mieux vu par les autres usagers ;
  • de signaler clairement sa présence, notamment en cas de trafic dense.

Les feux de route ne sont pas adaptés en tunnel, car ils peuvent éblouir les autres conducteurs et se réfléchissent sur les parois.

Les feux de position seuls ne suffisent pas pour circuler normalement.

Si la visibilité devient très faible à cause de fumée, d'un fort brouillard ou d'un incident, on adapte l'éclairage à la situation, mais en circulation normale dans un tunnel, la règle simple à retenir est : feux de croisement allumés.

Distances de sécurité et vitesse

Dans de nombreux tunnels, une signalisation rappelle de laisser une distance minimale entre les véhicules. Elle peut être exprimée :

  • en mètres ;
  • ou en temps : par exemple 2 secondes minimum.

Cette distance est essentielle car en tunnel :

  • les freinages en chaîne sont plus dangereux ;
  • les possibilités d'évitement sont réduites ;
  • il est plus difficile d'anticiper un obstacle à distance.

Il faut aussi respecter strictement la vitesse indiquée. Dans certains tunnels, la limitation est plus basse qu'à l'extérieur pour réduire les risques d'accident.

Comportements interdits ou dangereux

Dans un tunnel, certains comportements sont particulièrement risqués :

  • faire demi-tour ;
  • reculer ;
  • s'arrêter sans nécessité ;
  • stationner ;
  • changer de voie brutalement ;
  • suivre de trop près ;
  • utiliser son téléphone ;
  • klaxonner sans raison de danger immédiat.

Quand la circulation ralentit, il faut rester calme, conserver sa voie et garder ses distances.

En cas de bouchon dans un tunnel

Si la circulation s'arrête ou devient très lente :

  • allumez vos feux de détresse si le ralentissement est brusque ;
  • gardez une distance suffisante avec le véhicule devant ;
  • n'essayez pas de remonter entre les files ;
  • restez attentif aux consignes affichées ou diffusées.

Dans un tunnel à plusieurs voies, les règles de circulation habituelles s'appliquent, mais il faut éviter les changements de file inutiles.

En cas de panne, d'accident ou d'incendie

C'est la partie la plus importante de la sécurité en tunnel.

Si votre véhicule tombe en panne ou si vous êtes impliqué dans un accident :

  • essayez, si possible, de rejoindre une aire d'arrêt d'urgence, une niche ou le bas-côté autorisé ;
  • allumez les feux de détresse ;
  • coupez le moteur ;
  • mettez le gilet de haute visibilité avant de sortir si cela peut se faire sans danger ;
  • faites sortir les passagers du côté le plus sûr ;
  • rejoignez un abri, une issue de secours ou le trottoir de sécurité ;
  • utilisez la borne d'appel d'urgence si elle est accessible ;
  • suivez les consignes des panneaux lumineux, haut-parleurs ou agents d'exploitation.

En cas de début d'incendie :

  • arrêtez-vous si nécessaire dans un endroit permettant l'évacuation ;
  • coupez le contact ;
  • laissez la clé si les secours peuvent devoir déplacer le véhicule ;
  • évacuez immédiatement toutes les personnes ;
  • tentez d'utiliser un extincteur seulement si le feu est très limité et sans vous mettre en danger ;
  • en présence de fumée, éloignez-vous rapidement vers une sortie de secours.

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Signalisation spécifique à connaître

En tunnel, on peut rencontrer :

  • des panneaux annonçant le tunnel ;
  • des limitations de vitesse spécifiques ;
  • des rappels de distance de sécurité ;
  • des panneaux indiquant une aire d'arrêt d'urgence ;
  • des signaux d'issue de secours ;
  • des panneaux lumineux de fermeture de voie ou d'interdiction d'accès.

Il faut toujours obéir en priorité à la signalisation temporaire, aux panneaux lumineux et aux instructions des forces de l'ordre ou des exploitants.

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Exemple concret de conduite en tunnel

Vous roulez sur une voie rapide par beau temps. Un tunnel approche.

Les bons réflexes :

  • vous vérifiez vos rétroviseurs ;
  • vous gardez votre file ;
  • vous allumez vos feux de croisement ;
  • vous laissez plus d'espace avec le véhicule devant ;
  • vous respectez la limitation affichée, par exemple 70 km/h ;
  • si un ralentissement apparaît, vous freinez progressivement et allumez les feux de détresse si besoin.

Ce qu'il ne faut pas faire :

  • entrer trop vite parce que la route semble dégagée ;
  • rester collé au véhicule devant ;
  • dépasser inutilement ;
  • s'arrêter pour téléphoner ou chercher un objet.

Éclairage : bien voir et être vu

L'éclairage du véhicule est une base essentielle du code de la route. Il sert à voir, mais aussi à être vu par les autres usagers. Un mauvais usage des feux augmente fortement le risque d'accident.

Les principaux feux à connaître

Feux de position

Les feux de position servent surtout à signaler la présence du véhicule. Ils ne permettent pas d'éclairer suffisamment la route pour circuler normalement de nuit.

À retenir :

  • ils rendent le véhicule visible ;
  • ils ne remplacent pas les feux de croisement ;
  • ils peuvent être utilisés selon les situations de stationnement ou de faible exigence d'éclairage, mais pas comme éclairage principal de conduite de nuit.

Feux de croisement

Ce sont les feux les plus utilisés.

Ils permettent de circuler :

  • la nuit ;
  • par temps de pluie ;
  • dans un tunnel ;
  • lorsque la visibilité est insuffisante.

Ils éclairent la route sans trop éblouir les autres.

Feux de route

Les feux de route éclairent plus loin et plus fort. Ils sont utiles la nuit sur une route non éclairée, quand on ne risque pas d'éblouir.

Ils doivent être éteints ou remplacés par les feux de croisement :

  • quand on croise un autre usager ;
  • quand on suit un véhicule de près ;
  • dès qu'une route est suffisamment éclairée ;
  • en tunnel.

Feux antibrouillard avant

Les antibrouillards avant améliorent la visibilité en cas de :

  • brouillard ;
  • forte pluie ;
  • chute de neige.

Ils peuvent compléter ou, dans certaines situations, remplacer les feux de croisement selon la visibilité, mais pour un élève conducteur, il faut retenir surtout qu'ils sont réservés aux mauvaises conditions météo.

Feux antibrouillard arrière

Le feu antibrouillard arrière sert à être vu de plus loin quand la visibilité est très dégradée, notamment en cas de brouillard ou de neige.

Il ne doit pas être utilisé sous une pluie simple si la visibilité reste suffisante, car il est très éblouissant pour les conducteurs derrière.

Quand faut-il allumer ses feux ?

Il faut allumer les feux adaptés :

  • de nuit ;
  • dès que la visibilité devient insuffisante ;
  • sous la pluie ;
  • dans un tunnel ;
  • dans toute situation où l'on risque d'être mal vu.

Point important pour le permis : même si votre véhicule possède des feux automatiques ou des feux de jour, vous devez savoir choisir manuellement le bon éclairage.

Les feux de jour améliorent la visibilité du véhicule le jour, mais ils ne remplacent pas toujours les feux nécessaires dans certaines situations comme un tunnel ou une pluie marquée si l'arrière du véhicule reste peu visible.

Bien utiliser l'éclairage sans éblouir

Éblouir un autre usager est dangereux. Il faut donc :

  • passer en feux de croisement avant de croiser un véhicule ;
  • repasser en feux de croisement si l'on suit quelqu'un ;
  • éviter les feux de route en agglomération bien éclairée ;
  • garder des optiques propres et bien réglées.

Un feu mal réglé peut gêner les autres et réduire votre propre efficacité visuelle.

Pluie, nuit, brouillard : que faire ?

La nuit

  • sur route éclairée ou en présence d'autres usagers : feux de croisement ;
  • sur route non éclairée et dégagée : feux de route si personne n'est gêné ;
  • dans un tunnel de nuit : feux de croisement restent la base.

Sous la pluie

En France, lorsqu'il pleut, il faut utiliser les feux de croisement. C'est une règle importante du code de la route.

Pourquoi ?

  • on voit moins bien ;
  • le pare-brise, les projections d'eau et la chaussée brillante gênent la perception ;
  • les autres usagers vous distinguent moins bien.

En cas de brouillard

  • feux de croisement obligatoires si la visibilité est insuffisante ;
  • antibrouillards avant possibles ;
  • antibrouillard arrière seulement en cas de visibilité très réduite, surtout dans le brouillard ou la neige.

Vérifications utiles avant de partir

Un bon conducteur contrôle régulièrement :

  • l'état des ampoules ;
  • la propreté des optiques ;
  • le bon réglage de la hauteur des feux ;
  • le fonctionnement des feux stop, clignotants et feux de détresse.

Au permis comme dans la vie réelle, un véhicule mal éclairé peut être sanctionné et surtout mettre tout le monde en danger.

Exemples concrets à retenir pour l'examen

Exemple 1 : entrée dans un tunnel en plein jour

Vous roulez sur autoroute, grand soleil, puis un tunnel arrive.

Bonne réponse :

  • j'allume mes feux de croisement ;
  • je garde mes distances ;
  • j'adapte ma vitesse.

Exemple 2 : pluie forte en fin d'après-midi

La chaussée est très mouillée, les projections gênent la vue.

Bonne réponse :

  • feux de croisement ;
  • vitesse réduite ;
  • distance de sécurité augmentée.

Exemple 3 : route de campagne non éclairée, nuit claire

Personne devant, personne en face.

Bonne réponse :

  • feux de route possibles ;
  • dès qu'un usager apparaît, je repasse en feux de croisement.

Exemple 4 : brouillard dense au petit matin

La visibilité chute fortement.

Bonne réponse :

  • feux de croisement ;
  • antibrouillards avant si le véhicule en est équipé ;
  • antibrouillard arrière seulement si la visibilité est très réduite ;
  • vitesse fortement adaptée.

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Les erreurs fréquentes des débutants

  • croire que les feux de jour suffisent dans toutes les situations ;
  • oublier d'allumer les feux de croisement dans un tunnel ;
  • utiliser le feu antibrouillard arrière trop souvent ;
  • garder les feux de route en croisant d'autres usagers ;
  • ne pas augmenter les distances de sécurité quand la visibilité baisse.

Ce qu'il faut retenir absolument

  • Dans un tunnel : feux de croisement, vitesse adaptée, distances de sécurité augmentées.
  • En cas d'arrêt forcé dans un tunnel : feux de détresse, évacuation si nécessaire, rejoindre un refuge ou une issue de secours.
  • Sous la pluie : feux de croisement.
  • La nuit : feux de croisement en règle générale, feux de route seulement si l'on n'éblouit personne.
  • Le bon éclairage sert autant à voir qu'à être vu.